jeudi 18 novembre 2010

Le Pire de Hara Kiri

Un jour de grève comme nous en avons connu tant il y a peu, je me retrouve con à 19h Gare de Lyon Part Dieu devant un panneau d'affichage qui annonce que mon train a une heure de retard. N'ayant rien d'autre à faire je vais traîner dans un des Relay du hall et vois ce trésor trôner en haut des étagères : Le pire de Hara Kiri 1960-1985... Ni une ni deux j'en attrape un exemplaire, le tends à l'aimable fille de la caisse, fait chauffer le CB (30,00€) et trouve une place assise dans le hall entre un jeune couple et une grand-mère.

Mais avant de continuer ma trépidante histoire je pense qu'il est peut-être nécessaire que j'apprenne aux incultes qui errent sur ce misérable blog de pervers en herbe ce qu'était Hara Kiri.

Comme c'est si bien écrit dans Wikipedia :
Hara-Kiri était un magazine, créé en 1960 à l'initiative de François Cavanna et du professeur Choron, entre autres. Ce journal satirique de tendance cynique, parfois grivoise, bénéficia d'un soutien télévisé discret de la part du réalisateur Jean-Christophe Averty (dont l'émission Les raisins verts participait du même esprit) et connut un succès relativement important en France, à l'histoire riche en publicités radiophoniques provocantes (« Si vous ne pouvez pas l'acheter, volez-le ») et entrecoupée de quelques interdictions. Le magazine est d'abord vendu par colportage sur les trottoirs pour atterrir dans les kiosques à la fin de la même année.
Une lettre irritée arrive un jour au courrier des lecteurs, qui dit en substance : « vous êtes bêtes. Et non seulement vous êtes bêtes, mais vous êtes méchants ». Le sous-titre du magazine est immédiatement adopté : « Hara-Kiri, journal bête et méchant ». Dans chaque numéro, le professeur Choron (le siège est au 4 rue Choron) proposera le jeu bête et méchant du mois.

Le Pire de Hara Kiri (1960-1985) - pour bien le reconnaître dans le magasin.

Pour résumer c'était le magazine que j'aurais aimé inventer, le plus beau condensé de conneries, de choses sales, de politiquement incorrect, de nichons... je vis l'absence de Hara Kiri comme un des plus gros manques de notre époque, j'aurais aimé avoir mon âge (ou un peu moins) dans les années 60 pour mendier un poste de stagiaire au Professeur Choron. Ils m'auraient sans doute brimé, traité de connard, humilié pour le bien du lectorat, et ce pour pas un rond, mais j'aurais été heureux. On peut me dire qu'on a Charlie Hebdo maintenant, mais ce n'est quand même pas tout à fait pareil... enfin je dois être un de ces connards de nostalgiques qui pensent que tout était mieux avant alors qu'ils étaient même pas nés avant.

Exemple de bon goût façon Hara Kiri : les conseils de bison bourré

 Bref, pour en revenir à mon histoire. Je suis donc assis dans la Gare de Part-Dieu (rien à voir avec Gérard) et je lis ce merveilleux trésor dont je viens de faire l'acquisition.
A côté de moi une grand mère me regarde en coin l'air désapprobateur (elle devait faire partie de ceux qui ont hurlé au scandale au fameux « Bal tragique à Colombey : 1 mort » qui sonné le glas de Hara Kiri), je sens son malaise, elle fini d'ailleurs par se lever me traitant de con par la pensée.
De l'autre côté le couple de gamin me prend pour un tordu, je me marre comme un bossu ; de leur point de vue ils n'aperçoivent que la photo d'un chauve moustachu, un cigare au bec avec deux nichons sur la tête, forcément ça fait mauvais genre.

Pour finir je voulais juste, dans un élan de passion, vous faire partager mon amour pour le défunt magazine Hara Kiri ; je vous ai concocté un petit diaporama pour vous faire rêver et vous donner envie, à défaut de pouvoir vous abonner, d'acheter ce bouquin.



30,00 € pour au moins une heure de bonheur c'est moins cher que d'aller aux putes.

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